La Biochimie , Avenir de l’Afrique?

le fait d’être reconnue parmi les femmes qui excellent en science nous motive à travailler d’avantage pour faire évoluer cette science pour le bien de la population.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Dr Najah Fatou Coly, Sénégalaise, ancien interne des hôpitaux, pharmacienne biologiste, vacataire à l’UFR Santé de Thiès et inscrite en 3e année de doctorat option biochimie à l’EDSEV de l’UCAD.

Vous êtes lauréate du prix jeune talent d’Afrique l’Oréal 2019, que représente cette sélection pour vous

Cette sélection est un honneur d’abord ensuite un encouragement car le fait d’être reconnue parmi les femmes qui excellent en science nous motive à travailler d’avantage pour faire évoluer cette science pour le bien de la population.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier la Biochimie ?

J’ai choisi d’étudier la biochimie lors de mon premier stage d’internat dans le service de biochimie de l’HALD ou à l’issu d’un bon encadrement par mes maîtres, j’ai été séduite par la pertinence et l’impact que cette matière sur diverses pathologies

Quels sont les enjeux liés à la Biochimie à ce jour en Afrique?

Entre les laboratoires de biochimie de l’Afrique du Nord, du Sud et le reste de l’Afrique, il y’a un grand fossé. Pour moi l’enjeu est de faire en sorte que ces différences ne soient plus et que les biochimistes de l’Afrique  s’organisent pour travailler ensemble et améliorer notre représentativité au niveau international

Sur un continent où règne la médecine traditionnelle pensez-vous qu’il y’ait une place véritable pour la Biochimie ?

La biochimie étudie la nature des molécules biologiques et leur devenir dans l’organisme ; de même que leur perturbation à l’origine de pathologies métaboliques ou génétiques. Donc, pour les plantes, avec les  méthodes d’analyse biochimique et structurale des macromolécules biologiques, elle permettra d’identifier ces composants, le métabolisme de ces derniers dans l’organisme avant de laisser aux pharmacologistes faire les études supplémentaires pour l’utilisation par la population. Vous comprendrez par là qu’elle occupe une place importante dans la médecine traditionnelle.

Parlez-nous de vos travaux en cours, quels sont-ils ? en quoi consistent ils ?

Mon travail consiste à mettre en évidence des marqueurs étudiés chez des femmes enceintes pour identifier des nouveaux-nés à risque. Il s’agit de détecter une infection à la naissance au niveau du sang périphérique du nouveau-né afin de pouvoir les utiliser pour le diagnostic précoce des infections néonatales bactériennes. Le but est de permettre une prise en charge précoce des nouveau-nés et, ainsi, une réduction de la mortalité néonatale

Être jeune Talent , qu’est-ce que ça signifie ? quelles sont les opportunités obtenues pour vous et vos travaux à ce jour suite à cela ?

Être Jeune Talent L’Oréal-UNESCO m’a donné une visibilité en tant que jeune chercheuse dans mon pays, en Afrique. Donc, ça enrichie le CV et permet d’être plus compétitif. Le prix m’a permis de voyager pour faire mes recherches dans un laboratoire de biochimie de France.

Comment financez-vous vos recherches ?

Mes recherches sont financées par l’ambassade de France et par le prix.

Où et comment peut-on suivre l’évolution de vos travaux ?

Après publication des articles, les résultats de mes travaux pourront être suivis sur les revues de publication et sur mon profil de ResearchGate ou j’ajoute mes publications et travaux de recherche.    

Quel est votre message pour la jeunesse Africaine ?

A la jeunesse, je les exhorte à aimer et à travailler les sciences car c’est par cette voie que l’Afrique pourra se développer et faire partie des puissants du monde

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