« How To Get Away The Bad Buzz » de Chedjou Kamdem ; La dédicace

Ne jamais laisser un bad buzz devenir viral. La première chose à faire, c’est de reconnaître d’abord son tort, si cela est prouvé avant de lancer des campagnes de charme auprès du public.

Samedi dernier, 8 mai 2021, s’est tenue dans l’auditorium de la fondation Salomon Tandeng Muna la cérémonie de présentation et de dédicace de l’ouvrage « How To Get Away The Bad Buzz » de Chedjou Kamdem.

La dédicace du troisième livre de Chedjou Kamdem a tenu ses promesses. L’objectif autour de la sortie de cet ouvrage était : de susciter un intérêt auprès du public sur la notion du Bad buzz. Qu’est ce qu’un buzz ? Quelle est la différence entre un bad buzz et un good buzz ? Comment réagir face à un buzz pour ne pas le rendre viral ? Voilà entre autres les questions sur lesquelles l’auteur a mené des réflexions dans son ouvrage. C’est le premier ouvrage du genre à être réalisé par un Camerounais faisant référence à un phénomène pour lequel les camerounais sont devenus les fans de la première heure. Les passions que déclenchent souvent certaines histoires qui abondent sur la toile dans les foras donnent raison à l’initiative de l’expert en gestion d’image sur les réseaux sociaux. Ce coup de maitre avec le livre « How To Get Away The Bad Buzz » arrive donc au bon moment.

Il faut dire que ce n’était pas gagné d’avance, car la grande pluie qui s’est abattue dans la capitale politique ce week-end a retardé la cérémonie de dédicace de plusieurs heures. Cela n’a pas empêché les hommes de médias et autres invités à braver les caprices du climat pour être présents à l’auditorium de la fondation Salomon Tandeng Muna, qui était l’un des principaux acteurs dans le processus de réunification du Cameroun. Une fois la mise en place des invités terminée, le ton a été par le modérateur de la cérémonie qui a tenu à remercier dans un premier temps tous ceux qui ont fait le déplacement, avant de parler de l’hôte du jour en des termes très élogieux.

Un parcours inspirant qui a valu une salve d’acclamations dans l’assistance. Insensible à cette marque de reconnaissance après cette présentation, Chedjou Kamdem a joué la carte de la modestie en laissant glisser un léger sourire. Le plus important pour lui, c’était de parler de son ouvrage. On l’a ressenti dès sa première prise de parole.

Plus qu’une dédicace, on a eu droit à un cours magistral sur l’usage des réseaux sociaux. Puisque, c’est un exercice qu’il a l’habitude de faire pendant ses modules de formation en community management ou encore en social média management. En présentant les grandes lignes de son livre, on a retrouvé le formateur dans tout son art. L’orateur a abordé de manière sommaire chaque thématique contenue dans son ouvrage. De l’e-réputation à la notion du buzz, en passant par les mécanismes d’anticipation et de gestion du buzz. Le public qui était suspendu à ses lèvres, s’abreuvait allègrement de ses explications comme du petit lait. Il n’était pas question pour lui de faire un résumé complet, mais plutôt de donner une première impression de l’ouvrage aux futurs lecteurs.

À la fin de son exposé, les questions ont commencé à fuser de partout, poussant ainsi l’expert à dérouler son savoir-faire dans ce domaine qu’il affectionne bien. Qui est la cible ? Comment gérer un buzz ? Comment gérer un bad buzz dans le cas des institutions étatiques ? À toutes ces interrogations qui revenaient à chaque fois, Chedjou Kamdem a tenu à rassurer les uns et les autres dans un premier temps sur le fait que personne n’est à l’abri d’un Bad buzz. Que l’on soit une entreprise, une institution, une personnalité influente ou une personne lambda, on peut être victime de Bad buzz. Maintenant, tout dépend du processus à mettre en place pour y faire face. Comme il l’a encore rappelé, les pistes de solutions qui sont mentionnées dans son ouvrage, ne sont que des retours d’expériences des cas de bad de buzz qu’il a eu à gérer plusieurs fois. Chacun peut donc avoir une approche différente en fonction des objectifs à atteindre. Mais le conseil qu’il a tenu à donner avant de mettre un terme aux échanges, c’est de ne jamais laisser un bad buzz devenir viral. La première chose à faire, c’est de reconnaître d’abord son tort, si cela est prouvé avant de lancer des campagnes de charme auprès du public. Pour le choix de couleurs sur la couverture de l’ouvrage, c’est avec un sourire un peu voilé que l’auteur a fait savoir qu’il a été inspiré par la série américaine « How to get away with murder ».

Une fois la présentation du livre terminée, les échanges se sont poursuis au niveau du hall de la fondation Salomon Tandeng Muna. Chedjou Kamdem s’est retrouvé face à quelques journalistes venus couvrir l’évènement, avant de se plier à la traditionnelle séance de dédicace. Certaines personnes ont tenu à immortaliser ce moment en prenant des photos avec l’auteur.

Charles Binelli

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