« How to get away with bad buzz » de Chedjou Kamdem, ce qu’on a retenu

C’est une véritable trousse à outils pour les professionnels et les passionnés de communication digitale que vient de sortir Chedjou Kamdem.

Le Buzz est devenu un phénomène mondial qui fait la une des médias sociaux dont on ne peut plus se passer. Entre dit et non-dit, Chedjou Kamdem a pris sur lui de mener une réflexion sur cette notion qui s’est invitée dans le quotidien du camerounais en particulier. À travers son ouvrage « How to get away with bad buzz », il analyse point par point la situation en proposant a chaque niveau de son ouvrage des solutions.

Un buzz bien géré devient moins viral lorsqu’un protocole d’intervention bien structuré a été mis en place pour réduire sa portée. C’est l’approche défendue par Chedjou Kamdem dans son nouvel ouvrage « How to get away with bad buzz » qu’il vient de commettre. Dans ce manuel didactique de 155 pages, s’il faut le dire ainsi, l’expert en stratégie digitale livre ici des conseils sur la gestion du buzz.

Un point de vu qu’il partage en s’appuyant sur sa riche expérience personnelle. Avec plus dix ans d’activité en tant que formateur ou encore consultant en image pour les particuliers et les entreprises. L’auteur des ouvrages « Le storytelling du community management au Cameroun » et « Culture africaine du community management » nous revient avec un troisième livre qui est plus que jamais d’actualité. En le parcourant, voici ce que nous avons retenu de la pensée développée par Chedjou Kamdem.

C’est une véritable trousse à outils pour les professionnels et les passionnés de communication digitale que vient de sortir Chedjou Kamdem. Le contenu du livre est essentiellement axé sur des cas pratiques de buzz qu’il a pris le soin d’expliquer suivant une méthodologie bien précise repartie en thématiques. Son exposé commence tout d’abord par un avant-propos qui fait office d’introduction.

Dans cette première partie, il plante le décor en attirant l’attention des lecteurs sur l’importance de bien gérer sa réputation. Il évoque pour cela une anecdote d’un cas de bad buzz qui concernait une pharmacie qui avait la réputation de ne pas vendre le Doliprane. Pour comprendre le fond de cette affaire, il explique les échanges qu’il a eus avec la pharmacienne et en retour le conseil qu’il a pu lui donner. De part, cette petite histoire, Chedjou Kamdem introduit la première thématique de son ouvrage qui parle de l’e-réputation. Si par le passé beaucoup de personnes ne trouvaient pas utile de soigner leur image sur la toile, aujourd’hui cela est même capitale. Pourquoi ? Parce que 59, 5 % de la population mondiale sont présentes sur les réseaux sociaux et au Cameroun on dénombre 6,6 %. D’après ses données qui sont contenues dans le livre, chaque personne passe en moyenne 6 heures 54 minutes par jour à se balader dans le monde virtuel.

Autrement dit, une fois qu’on est présent sur la toile, peu importe notre profil, notre actualité peut attirer l’attention de n’importer qui pour peu que celle-ci suscite un intérêt particulier. Ces chiffres montrent également l’impact de ces réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Tik Tok, LinkedIn, Youtube, Instagram dans notre quotidien. Des plateformes qui sont aujourd’hui des espaces de prédilection pour les personnes avides de notoriété.

Tout dépend de comment s’y prendre pour exister dans cet environnement qui peut être hostile pour quiconque ne maîtrise pas les codes. C’est la raison pour laquelle une bonne partie de la thématique portée sur l’e-réputation est consacrée à la construction d’une communauté sur les réseaux sociaux. Très souvent, beaucoup de personnes passent à côté de certains détails lors de la création d’une page ou d’un compte. Ici, Chedjou Kamdem déroule tous les mécanismes nécessaires qu’il faut savoir pour mieux gérer sa présence sur les réseaux sociaux. La création de contenus, la stratégie de contenus, la stratégie de modération…

L’effet recherché dans un buzz, c’est qu’il soit viral. Dans cette deuxième thématique, Chedjou Kamdem explique la différence qu’il faut savoir entre un buzz et un bad buzz. Il soutient son argumentaire en définissant un Buzz comme une information qui se partage entre les personnes sur la toile jusqu’à créer un effet de masse. À la suite de cette définition, il dresse une liste de types de buzz qui peuvent subvenir, tout en ajoutant qu’il ne faut pas s’arrêter à cette liste, car il existe aussi d’autres types. Des exemples sont mis à contribution pour démontrer comment un buzz évolue. Parfois, il ne suffit pas de grand-chose pour qu’une information enflamme le monde. 

Les origines du buzz sont multiples comme le souligne l’auteur dans son ouvrage. Parfois, il est volontaire, c’est ce qu’il nomme le faux buzz. De nombreuses entreprises utilisent d’ailleurs cette pratique lorsqu’il faut faire le lancement d’un produit ou d’un service. Le but étant de se servir de la visibilité que le buzz va engendrer autour du produit pour faire connaître le produit. Stratégiquement, comme le souligne Chedjou Kamdem, c’est un bon coup financier pour l’entreprise qui va  les économies sur son budget de publicité. D’un n’autre côté, cela peut venir d’un employé frustré, d’une mauvaise communication, une mauvaise réponse donnée ou encore un événement externe aux réseaux sociaux comme cela est courant de nos jours.

Cependant, comment anticiper un bad buzz ? C’est ce que démontre Chedjou Kamdem dans cette cinquième partie qui concerne l’anticipation d’un bad buzz, en donnant une kyrielle d’outils et de conseils sur le protocole à mettre en place. Rien ne dit cependant qu’un buzz ne peut naître, il est quand même prudent d’avoir les armes nécessaires afin de réduire la viralité d’un buzz. La sixième partie se penche sur l’attitude à avoir face à un bad buzz. Très souvent un buzz s’intensifie parce qu’on a minimisé les risques, qu’on a pas réagi à temps, parfois pour rattraper le coup, cela nécessite un déploiement énorme en ressources financières et humaines. Alors que cela pouvait être évité dès la première alerte.

Chedjou Kamdem s’est montré plutôt pragmatique dans sa démarche. Le style est assez limpide pour faciliter la compréhension des différentes thématiques abordées. Au niveau de chaque pallier de l’ouvrage, il appuie son analyse avec des exemples précis pour mieux expliquer la problématique. On peut lui reprocher le fait de n’avoir pas cité en exemple certaines histoires sulfureuses où certaines personnalités du sport, de la politique ou encore de la presse ont été indexées au Cameroun. Ce sont des cas où on a vu beaucoup se relever après la tempête et les autres non. C’est vrai qu’il a plus mis en avant les cas de bad buzz qu’il a eus à traiter, on peut aussi comprendre sa démarche à ne pas s’aventurer hors de sa zone de confort.

Le livre « How To Get Away The Bad Buzz » de Chedjou Kamdem ouvre donc le débat sur un phénomène mondial qui s’est immiscé dans le quotidien des Camerounais aujourd’hui : le buzz. Au Cameroun, il prend parfois des tournures incroyables qui sortent parfois du contexte de départ. Cet ouvrage apparaît donc comme une trousse à outils qui va aider les professionnels dans la mise en place des mécanismes d’anticipation et de gestion d’un bad buzz. Aux étudiants de communication ou encore les futurs communicants, c’est un manuel didactique pour mieux comprendre l’environnement.

Charles Binelli

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