PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT AU CAMEROUN : L’ENGAGEMENT DE LA JEUNESSE.

Rejoindre bénévolement une association dans le domaine, questionner nos habitudes quotidiennes, adopter un mode vie écolo en réduisant notre consommation de matières plastiques non-biodégradable, nous investir dans la collecte et/ou le recyclage des matières nocives pour l’environnement

Le 05 juin  le Cameroun célèbre en symbiose avec la planète entière, la 50ème édition de la Journée Mondiale de l’Environnement autour du thème « Une seule terre ». Qu’en est-il de l’implication des jeunes dans la lutte pour la préservation de l’environnement ? Car une cause aussi noble ne saurait être effective sans la contribution de la jeunesse camerounaise, fer de lance de la nation, laquelle fait briller sa dextérité dans plusieurs domaines  sur le territoire national. 

Au Cameroun, les questions liées à la protection et à la restauration de l’environnement relèvent de prime abord des compétences du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). Accompagné dans ses démarches par des partenaires tels que le PNUE, GIZ PRofe, REDD+, WWF, GEF et bien d’autres, ce département ministériel met en œuvre plusieurs projets et programmes dans le but de réaliser sa mission à savoir l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la politique du Gouvernement en matière d’environnement. Ses nombreuses actions ne peuvent être perçues que par les populations pour lesquelles les questions environnementales suscitent de l’intérêt. Car certaines personnes ne saisissent les menaces qui pèsent sur l’environnement et l’importance d’y porter une attention particulière que lorsque chemin faisant, ils aperçoivent une rigole pleine de bouteilles plastiques, ou encore lorsque la période et les fréquences des pluies leur jouent des tours. 

Ceci dit, l’on peut observer que les populations principalement engagées dans la lutte contre les changements climatiques sont celles des régions septentrionales, lesquelles sont quotidiennement confrontées à leurs effets néfastes. Soutenues par des projets tels que Sahel Vert, ces populations procèdent au reboisement des espaces fréquemment. En outre, l’utilisation des foyers améliorés est une seconde nature dans les ménages. Leurs actions contrairement à celles d’autres régions s’inscrivent sur la durée et sont loin d’être sporadiques. 

Relativement à l’implication des jeunes, l’on note qu’ils sont assez nombreux, ces jeunes qui ont fait de la préservation de la nature une quête perpétuelle au point d’entreprendre dans ce domaine. Organisés en association ou bâtissant des carrières dans l’environnement, leurs actions nobles sont salutaires et ont le mérite d’être encouragées. Pour ce qui est des associations, l’on peut énumérer Green Africa, Earth Day Network Cameroon, The Green Entrepreneur, Green Cameron Vert, Little Angels of Environment, les clubs environnement créés dans les établissements secondaires et supérieurs (les amis de la nature), JVE-Cameroun qui implémente des projets portant sur la création, la multiplication et la facilitation d’accès aux emplois verts au Cameroun, pour ne citer que celles-ci. Entre sensibilisation, actions concrètes sur le terrain, ces associations œuvrent quotidiennement pour atteindre leurs objectifs. En ce qui concerne les jeunes qui se démarquent de manière particulière dans ce domaine, Aurélien Douandji, environnementaliste et passionné de ces questions est un modèle à suivre en matière de protection de l’environnement au Cameroun. Ses actions individuelles et celles implémentées sous sa casquette de Directeur de Namé Recycling agence de Yaoundé sont assez révélatrices de son engagement.

Aussi, Tata Elvis Fonyuy, promoteur de l’association Cameroon Youth for Sustainable Development and Environmental Protection est un féru des questions environnementales, ayant fait du recyclage des matières plastiques son arme de combat contre la dégradation de mère nature. Ces jeunes et de nombreux autres s’illustrent par leurs œuvres, lesquelles loin d’être vaines constituent également une force de proposition fort appréciée par le MINEPDED qui a développé AGREGIR qui est un programme visant à accroître la résilience des communautés locales aux changements climatiques grâce à l’entrepreneuriat des jeunes et à la gestion intégrée des ressources naturelles au Cameroun. 

Il est primordial pour les jeunes de savoir que les questions environnementales sont aussi importantes que d’autres et devraient d’ailleurs primer car la nature est le socle de toute existence. En suscitant de l’intérêt pour ces questions, ils apporteront leur contribution dans la lutte et favorisent ainsi l’atteinte des Objectifs de Développement Durable du Cameroun. Par ailleurs, il est possible d’entreprendre dans ce domaine, de faire des études et d’y dresser un beau plan de carrière.

 Le monde célèbrera la cinquantième édition de Journée Mondiale de l’Environnement ; quel est notre apport en tant que jeune ? 

Rejoindre bénévolement une association dans le domaine, questionner nos habitudes quotidiennes, adopter un mode vie écolo en réduisant notre consommation de matières plastiques non-biodégradable, nous investir dans la collecte et/ou le recyclage des matières nocives pour l’environnement et rendre cette activité rentable, nous rapprocher des services décentralisés du MINEPDED afin de nous enquérir de la nature de la contribution qu’on puisse apporter, nous documenter dans le domaine et pourquoi pas y faire des études sont des actions que nous pouvons adopter afin que notre contribution pour la préservation de Notre Seule Terre soit effective. Si le pari est tenu, à la prochaine édition de la Journée Mondiale de l’Environnement, on effectuera un bilan de nos différentes contributions. Gardons à l’esprit que chaque action compte! Pensons aux générations futures. Que cette journée ne fasse pas que l’objet d’une commémoration, mais soit également une occasion de participer. 

Danielle Nganou

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