« Ce magazine c’est plus qu’une expérience vécue, c’est une thérapie. »- Kevine Waffo

La famille pour moi c’est cet endroit où l’on devrait se sentir bien, apaisé et heureux. Ce magazine est donc là pour aider tous ceux qui se sont lancés dans cette aventure ou qui souhaitent se lancer dans cette aventure à s’armer de bons conseils pour surmonter les situations

La famille c’est sacré, car c’est autour d’elle que se construisent les valeurs humaines. Après avoir été malmenée au sein des différentes familles dans lesquelles elle a vécu, Kevine Waffo lance Famille 2.0 pour répondre aux besoins de certaines personnes qui auraient des difficultés à mieux gérer leurs familles.

Dans une interview accordée à JDM, la fondatrice du magazine revient sur ce passage sombre de sa vie qui l’a poussé à créer le magazine et bien d’autres sujets à découvrir dans cet entretien.

La création du magazine Famille 2.0 part-il d’un constat ou d’une expérience vécue ?

S’il fallait raconter comment ce magazine est né, on y passerait toute la journée (rires). J’ai grandi dans presque tous les types de famille (monoparentale, divorcée, recomposée, alcoolique, éloignée) avec toutes les conséquences que cela a engendrées. Ma plus grosse peur jusqu’ici, c’était de reproduire le même schéma de mon enfance.

J’aime tellement les enfants pourtant je n’en voulais pas. Ma plus grosse peur était de tout rater et de leur faire passer par ce par quoi je suis passée. Je savais qu’il fallait que je me soigne car c’était une phobie. J’avais peur de tous les hommes qui buvaient de l’alcool parce que je voyais directement l’alcoolisme.

Bref, il me fallait guérir. Pendant toute mon adolescence j’ai été bercée par le magazine WITCH, mais jamais il ne m’était venu à l’esprit d’en créer un. Ce magazine c’est plus qu’une expérience vécue, c’est une thérapie. A chaque fois que je peux participer à la séance photo des familles et que je vois à quel point ils sont heureux, cela me donne de l’espoir. Chaque fois que je peux écouter les témoignages et voir comment les gens s’en sortent, cela me rend heureuse.

La famille pour moi c’est cet endroit où l’on devrait se sentir bien, apaisé et heureux. Ce magazine est donc là pour aider tous ceux qui se  sont lancés dans cette aventure ou qui souhaitent se lancer dans cette aventure à s’armer de bons conseils pour surmonter les situations.

En quoi Famille 2.0 se différencie au fond des autres magazines qui parlent des sujets en rapport avec les familles africaines ?

Je ne lis pas tous les magazines. Mais de ce que j’ai pu observer, lorsque l’on dit magazine famille toute le monde voit bébé / maman, plein de conseils pédiatriques. C’est d’ailleurs le fond de plusieurs magazines. Bien qu’on en donne aussi Famille 2.0  s’intéresse beaucoup plus à l’aspect psychologique que technique.

On pourra donner de temps en temps des conseils pédiatriques mais ce qui nous intéresse le plus c’est  cet aspect psychologique : comment réussir une famille recomposée ? Comment surmonter la perte d’un enfant ? Expliquer le divorce aux enfants… Qui en Afrique est un peu plus compliqué du fait du poids des traditions.

Vous êtes une équipe relativement jeune, comment avez-vous réussi à fusionner vos énergies pour mener cette aventure entrepreneuriale ? 

Nous étions déjà tous des amis. On avait déjà travaillé ensemble sur plusieurs projets. Donc on se connaissait déjà et on s’appréciait ce qui a facilité la tâche.

Votre équipe de rédaction se compose de combien de membres ? Et quel est le rôle de chacun ?

Nous sommes 04 sans compter les contributions externes. Je suis chargée de la partie créative et éditoriale. Fiel de tout ce qui a trait aux médias et relations publics. Develle, de notre présence sur les réseaux sociaux, Landry de la recherche des partenariats. Nous avons aussi des stagiaires et contributeurs.

Est-ce que à un moment vous ne doutiez pas un peu sur la réussite de votre projet dans un contexte où les médias traditionnels, tout comme les nouveaux médias souffrent aujourd’hui d’une crise du lectorat ?

Pas  vraiment. Oui les nouveaux médias souffrent de la crise du lectorat. Mais nous étions persuadés d’une chose : les gens lisent ce qui les intéressent alors nous allons faire en sorte que le magazine en fasse partie.

Dans ce public, quelle est votre cible principale ?

Notre cible principale ce sont les parents soucieux de faire ce qu’il y’a de mieux pour leurs familles et ceux qui veulent se lancer dans cette aventure.

En lançant FAMILLE 2.0 quel était votre objectif premier ?

Notre premier objectif était comme à l’introduction aider la famille à devenir ce qu’elle a toujours été : un cocon de paix et de sécurité pour tous ses membres.

Quelle est la fréquence de parution de votre magazine  ? 

D’avril en décembre, nous avons produit 4 numéros. Soit 1 par trimestre et le dernier numéro spécial noël en décembre.

Avez-vous les chiffres exacts sur le nombre de personnes qui vous lisent chaque trimestre ?

Pour la newsletter, nous avons plus environ 5000 inscrits, sans compter ceux qui reçoivent le magazine sur Whatsapp et autre.

Après huit mois d’activité quel est le bilan que vous pouvez faire par rapport au chemin parcouru jusqu’ici ?

Nous avons progressé mais il est temps de faire mieux. D’aller au-delà du simple magazine qui n’est qu’un moyen et créer des activités qui vont concourir à l’atteinte de nos objectifs.

Pour la nouvelle année quelles sont les perspectives ?

Pour cette année, nous allons en plus du magazine nous lancer l’organisation des évènements réels et digitaux ayant pour objectif de pousser le magazine vers une autre étape.

Charles Binelli

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