CANDIE’S JUICE : UN PROJET DE VIE

J’ai volontairement choisi, en dépit des propositions d’emploi que j’ai eu, de continuer dans la transformation de jus de fruits, parce que c’est ce que j’aime, c’est ce qui me passionne.

Édith Nsangou , jeune ingénieure en travaux informatique et détentrice d’un master en management des projets, décide d’aller à contre-courant de ses différentes formations et des attentes de sa famille en donnant vie à sa passion qui est la transformation de fruits au travers de candie’s juice.

Comment vous est venue l’idée de transformer les fruits en jus ?

Tout commence lorsque je suis à l’école pendant mon stage en 2017. L’idée est née principalement des difficultés financières que je rencontrais.  Je voulais avoir une activité qui me passionne et qui soit rentable et la transformation de fruit  était la seule qui combinait les deux.

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Comment avez-vous financé la première production  puisque tout part  d’un déficit financier, et comment avez- vous écoulé votre premier stock?

Lorsque je dis que je rencontrais des difficultés financières, cela ne veut pas dire que je n’avais rien. Je n’avais juste pas assez pour pouvoir atteindre mes objectifs.  Donc la première production était auto financée et c’est d’ailleurs toujours le cas.  Avec le peu que j’avais, j’ai commencé. Sur les trois premiers mois, ma clientèle était principalement sur mon lieu de stage, mes connaissances et ma famille. La suite s’est faite de bouche à oreille.

Racontez-nous l’évolution de candie’s juice de 2017 à aujourd’hui

J’ai commencé par produire cinq litres d’une  seule saveur, le gingembre, parce que c’est ce que j’aimais. Par la suite j’ai ajouté le baobab puis le cocktail de fruit et la goyave. Ceci c’est fait de façon vraiment progressive.  A chaque fois que j’avais une idée de jus de fruit, j’expérimentais et mes  premiers consommateurs sont les membres de ma famille. C’est dans ma famille que j’expérimentais d’abord le produit final, si c’était apprécié, je passais à la prochaine étape, la commercialisation.

Au départ je les conditionnais dans les bouteilles en plastique. Puis j’ai fait un break pendant un an et demi je ne produisais pas.  L’objectif était d’approfondir mes connaissances principalement sur  les techniques de conservation sans ajout d’additifs chimiques.

J’ai donc suivi deux formations dans deux structures différentes. Aujourd’hui  je propose un produit plus hygiénique et de meilleures qualités.

Comment vous fournissez-vous puisque les fruits sont saisonniers, comment arrivez-vous à gérer les contre-saisons?

Tout dépend des fruits. Un fruit comme l’ananas est disponible toute l’année même si les prix varient selon que ce soit la saison ou pas. Pour les autres fruits comme la papaye, la mandarine, etc., on achète une quantité considérable en pleine saison et on la conditionne bien et on la conserve dans un congélateur. Puisque la production est encore semi-artisanale, je me fournis principalement dans les marchés de Yaoundé.

Comment vous fournissez-vous puisque les fruits sont saisonniers, comment arrivez-vous à gérer les contre-saisons?

Tout dépend des fruits. Un fruit comme l’ananas est disponible toute l’année même si les prix varient selon que ce soit la saison ou pas. Pour les autres fruits comme la papaye, la mandarine, etc., on achète une quantité considérable en pleine saison et on la conditionne bien et on la conserve dans un congélateur. Puisque la production est encore semi-artisanale, je me fournis principalement dans les marchés de Yaoundé.

Comment procédez-vous pour toucher votre clientèle ?

Principalement du bouche-à-oreille. Ce n’est que récemment que nous avons commencé à exposer dans les foires et à communiquer sur le produit. Nous tardions avec la communication par souci de ne pas avoir une offre en deçà de la demande. Mais vu l’augmentation de l’offre, nous pouvons déjà nous permettre de communiquer sur le produit.

Combien d’employés avez-vous ?

Il est impossible pour moi de faire une production toute seule. Je fonctionne selon un agenda de production. Lorsque j’ai des productions, je me fais aider par des personnes principalement des bénévoles. Je n’ai donc pas d’employés fixes, mais nous arrivons.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans ce projet ?

Le principal problème auquel je fais face est le manque de  matériel adéquat. Actuellement, pour pouvoir passer à l’industriel, on a besoin d’appareils de pointe  nécessaires dans la transformation de fruits en jus tels que les broyeuses, un pasteurisateur, etc. actuellement, on utilise des outils de bases ce qui rend la production plus pénible.

Avec un background comme le vôtre, vous avez décidé de continuer avec la production de jus à temps plein, est-ce un choix personnel ou le choix s’est imposé à vous ?

J’ai volontairement choisi, en dépit des propositions d’emploi que j’ai eu, de continuer dans la transformation de jus de fruits, parce que c’est ce que j’aime, c’est ce qui me passionne. C’est mon projet de vie. Bien que j’ai d’autres projets en cours, candie’s juice reste mon projet de cœur, celui pour qui je sacrifierais tout et pour qui j’ai d’ailleurs tout sacrifié.

Quels sont projets pour candie’s juice ?

Pour cette année nous comptons passer à l’industrialisation afin de couvrir les villes de Yaoundé et Douala. D’ici deux à cinq ans, il est question de couvrir le triangle national et d’attaquer la sous-région. Dans le souci d’atteindre ces objectifs, nous sommes ouverts aux financements et autres soutiens financiers.

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Où peut-on se procurer les jus de fruits candie’s juice ?

Actuellement nous n’avons pas de lieu fixe, toutes les commandes s’enregistrent à l’adresse mail suivante :

mail: edithnsangou1@gmail.com

Numéro whatsapp : 00 237 6956 759 63

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